CAMEROUN : LA PSYCHOSE D’UNE NOUVELLE CATASTROPHE FERROVIAIRE PLANE

La route Douala-Yaoundé est difficilement pratiquable, bouchée par des embouteillages interminables qui poussent massivement les voyageurs vers les guichets de CAMRAIL.

 

Par Nestor Onguene

Les Camerounais n’ont pas oublié les causes et les circonstances de la catastrophe ferroviaire du 21 octobre 2016 à Eseka qui avait fait 79 morts et environ 600 blessés.

En effet, la route nationale qui relie les deux plus grandes villes du pays que sont Douala la métropole économique et Yaoundé la capitale politique avait été littéralement coupée en deux, suite à l’effondrement d’une buze métallique.

Les usagers partant de Yaoundé s’étaient dirigés en masse vers la gare voyageur de Camrail, l’unique compagnie ferroviaire du pays, dont la concession a été faite au groupe français Vincent Bolloré par l’Etat.

Sur instruction du ministre des Transports de l’époque, Edgar Alain Mebe Ngo’o, les dirigeants de CAMRAIL avaient augmenté les wagons du train N°152 sans tenir compte de l’état anachronique des rails mais aussi de l’adaptabilité des voitures ajoutées.

Le train de la mort roula à une vitesse folle sur la descente d’Eseka et le pire arriva. Dix ans plus tard, les Camerounais en gardent un mauvais souvenir, lequel se réveille depuis quelques semaines par la pénible circulation sur la route Douala-Yaoundé.

«Nous sommes partis de Douala à 4h du matin mais à 8h, nous sommes toujours bloqués dans les embouteillages à la Dibamba. J’ai voulu voyager par train mais il n’y avait plus de place disponible pour les billets de 6000 F CFA», confie un voyageur courroucé ce samedi 17 octobre 2026.

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *