Interview réalisée par Marlyse Mbogmam
Dans la partie septentrionale, très peu de malades atteints de l’hépatite virale ont accès aux soins et suivis. Quel est la situation dans les autres régions du pays ?
Depuis juin 2022 il existe un des centres de traitement agrée pour la prise en charge des hépatites virales dans chaque région du pays. C’est donc dire que les hépatites peuvent être prises en charge dans toutes les régions du pays.
Quels sont concrètement les médicaments disponibles pour les cas d’hépatite B chronique au Cameroun ?
Pour l’hépatite B, il y a le Tenofovir en CP et pour l’hépatite C, il y’a l’interféron sous forme injectable.
Le Baraclude et ses génériques (Entécavir) sont-ils disponibles et accessibles au Cameroun ?
Le Baraclude et ses génériques ne sont pas encore disponibles au Cameroun. Il est sûrement possible de l’avoir par commande en pharmacie.
La surveillance régulière de la charge virale (prises de sang, scanner, fibroscan, échographie) est-elle dispobible et accessible pour tous les malades ?
Le bilan de surveillance des hépatites virales chez les patients traités ou non est bien disponible au Cameroun. Le coût élevé le rend malheureusement inaccessible à tous les patients. Le suivi est le plus souvent tardif à cause des difficultés financières que rencontrent les patients, car des bilans supplémentaires sont nécessaires afin de décider si le patient est ou non éligible à un traitement.
Quels sont les efforts du gouvernement pour traiter les hépatites en général à travers le pays ?
Parmi les efforts du gouvernement on peut citer entres, la création des centres de traitement agréés pour la prise en charge des hépatites virales dans toutes les régions ; la subvention des médicaments ; l’adoption du Plan Stratégique National de Lutte contre les Hépatites Virales 2020-2024 qui encadre toutes les actions de lutte contre les hépatites virales au Cameroun ; l’élaboration du guide de prise en charge des hépatites virales qui tient compte de l’offre de services au Cameroun.

