Par Nestor Onguene
Écarté il y a plus d’un an par l’ex-sélectionneur du Cameroun Marc Brys qui ne voulait pas sentir le président de la FECAFOOT s’approcher des joueurs de l’équipe nationale, Samuel Eto’o a fait son grand retour dans les vestiaires. Cette fois-ci, sans les mains dans la poche, ni l’air hautain et arrogant comme du temps de Rigobert Song.
Il s’est adressé à une équipe des Lions Indomptables abattue par sa défaite face au Maroc (2-0) dans le quart de finale qui opposait le Cameroun au pays organisateur le 9 janvier 2026. « Quand je vous vois tristes j’ai les larmes aux yeux mais je vais faire l’effort de pas pleurer les gars » lâche le président d’entrée, tout ému.
« Restez dignes. Pas de déclaration fracassante, restez des copains », a-t-il conseillé à ses jeunes compatriotes, après leur avoir dit également toute sa satisfaction pour leur parcours durant cette compétition.
La photo de la malchance ?
Quelques jours plus tôt, après la victoire du Cameroun contre l’Afrique du Sud (2-1) en huitièmes de final, Samuel Eto’o avait pourtant fait parler de lui de manière fracassante. Sans dire le moindre mot. Il avait publié sur son compte Facebook qui compte 14 millions d’abonnés, une photo de son ami et soutien dans la haute administration, Oswald Baboke, le Directeur adjoint du Cabinet civil de la présidence de la République. L’ image était flanquée d’un émoticône d’amour.
Un hommage qui a fait beaucoup parler au Cameroun. Surtout que le président de la FECAFOOT récemment réélu pour un nouveau mandat de quatre ans après avoir traversé plusieurs tempêtes visant à l’évincer, n’avait pas posté une image des Lions Indomptables sur son Facebook, ni un message de félicitations.
Samuel Eto’o a plutôt jugé opportun et prioritaire de renforcer ses liens personnels avec celui qu’il appelle affectueusement « grand frère », mais qui en réalité est un soutien de taille dans sa bataille avec une aile à la présidence, incarnée par Ferdinand Ngoh Ngoh, le tout-puissant Secrétaire général qui ne supporterait plus les défiances de l’ancien Barcelonais.
Beaucoup y ont donc vu, à tort ou à raison, une « malchance » ou mieux, une onde négative au moment où les énergies positives semblaient monter autour des Lions Indomptables qui n’étaient pas forcément attendus à ce stade de la compétition, au regard des querelles qui opposent le Ministère des Sports et Samuel Eto’o le patron de la FECAFOOT.

