Dr. Aimée Bonny, médecin cardiologue

«Il y a mensonge»

Pourquoi le doute persiste malgré les aveux de madame Esther Bell ?

Le doute persiste parce que les aveux sous contrainte n’ont aucune valeur juridique dans le droit pénal. Il est évident qu’il y a eu aveux sous contrainte. J’en veux pour preuves les éléments suivants. Un, le contexte camerounais, avec l’affaire Vanessa Tchatchou. Elle dit qu’elle a subi des menaces de mort et des pressions pour prendre de l’argent et des biens. C’est les mêmes pratiques qui ont cours au Cameroun. C’est le même gouvernement, le même système répressif. Le ministre n’avait pas besoin de venir à Douala pour gérer un problème technique. On peut donc se demander où est passé le produit de conception ? Pourquoi a-t-disparu ? Pourquoi ne l’a-t-on pas montré à la maman, alors que c’est son droit le plus absolu et elle l’a réclamé. Quand le politique s’immisce dans une affaire purement médicale et pénale, il y a lieu de penser que les déclarations de madame Bell qui sont contraires à tout ce qu’elle a clamé quand il n’y avait pas encore l’immixtion du politique. Deuxième élément, quand on fait signer à une partie plaignante un document qui la contraint à ne pas parler, à ne donner aucune interview,  il est évident qu’on se reproche de quelque chose ; qu’il y a une vérité qu’on veut cacher au public.

Le ministre de la Santé publique a reconnu des manquements et la direction de l’hôpital a sanctionné le personnel qui s’occupait du cas de madame Bell. N’est-ce-pas suffisant pour rassurer ?

Le ministre a reconnu des manquements mineurs et occulté des manquements majeurs qui relèvent du pénal ; et que l’on pourrait qualifier de crime contre l’humanité. Il s’agit ici d’une affaire où une dame qui n’est pas à sa première grossesse, puisqu’elle a déjà fait trois enfants et donc expérimentée qui peut savoir compter avec l’aide de son gynécologue ; est arrivée à l’hôpital avec, d’après elle, un carnet qu’on a vu, un carnet qui montre l’échographie du 18 septembre 2022, et on sait que cette grossesse avait plus de sept mois. Elle tournait autour de huit mois. Or le ministre nous dit que la grossesse avait moins de six mois. L’avocat nous dit que la grossesse était entre quatre et cinq mois. Chacun donne sa version malgré le conciliabule qu’ils ont tenu. Ce qui prouve  qu’il y a mensonge.

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