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CAMEROUN : 55,16 MILLIARDS DE F CFA POUR STIMULER LES EMPLOIS PAR LA TRANSFORMATION NUMÉRIQUE

Cette enveloppe est le fruit d’un accord de crédit conclu entre l’Etat et la Banque Mondiale, dans le cadre du PATNUC, un projet dont le lancement officiel s’est tenu à Douala le 23 août 2023.

Par Joanne Kengne

 

Le ministre des Postes et Télécommunications (Minpostel), Minette Libom Li Likeng a présidé le 23 août dernier à Douala, la capitale économique camerounaise, la cérémonie de lancement officiel du Projet d’Accélération de la Transformation Numérique du Cameroun (PATNUC). Selon les explications de ce membre du gouvernement, le PATNUC envisage de bâtir une société et une économie numérique intégrées et inclusives au Cameroun, qui améliorent la qualité de vie des citoyens, non sans prendre en compte, la numérisation des services administratifs du pays.

«Il s’agit d’exploiter les technologies et l’innovation numérique, pour transformer les sociétés et les économies, afin de générer une croissance économique inclusive, de stimuler la création d’emplois, d’éliminer la fracture numérique et d’éradiquer la pauvreté pour garantir les avantages de la révolution numérique pour le développement socioéconomique», a fait savoir le Minpostel. De manière plus précise, le PATNUC vise à poursuivre les réformes et les politiques dans le secteur des TIC ; à améliorer les compétences numériques des citoyens ; à promouvoir le développement des applications et des services numériques et, à accroître la portée et l’utilisation de ces services pour stimuler l’emploi et l’entrepreneuriat.

La digitalisation du secteur agropastoral au centre des enjeux

Dans son discours Minette Libom Li Likeng a souligné que le choix des secteurs de l’agriculture et de l’élevage pour lancer le projet, était un moyen de prouver à la population locale qu’elle peut vendre ses produits et réaliser d’énormes profits grâce aux TIC. Quant au coordonnateur national du PATNUC, Winfred Fuaye Mfuh, le projet qui s’étendra sur cinq ans comprendra la formation des populations rurales à l’utilisation des TIC pour améliorer leur productivité et leurs ventes.

Pour atteindre ces objectifs et d’autres, précise Winfred Fuaye Mfuh, il est incontournable d’avoir «un environnement propice pour garantir que les opérateurs peuvent fournir le meilleur des services à la population camerounaise, coût réduit de la communication et du haut débit disponible dans toutes les régions du pays, veiller à ce que tous les petits producteurs du secteur agropastoral notamment soient capables d’utiliser la technologie pour accéder à leurs marchés et pour leur développement personnel». Place donc à l’action et une meilleure appropriation des Nouvelles technologies de l’information et de la communication dans le secteur agropastoral au Cameroun.

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